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Jeudi 27 novembre 2008

 

Plus que quelques jours…Le 2 décembre, on connaitra le nom du 53e Ballon d’Or-France Football, le trophée récompensant le meilleur joueur au monde.  Depuis la divulgation de la liste des 30 joueurs nominés, les prospections vont bon train afin de trouver qui sera le successeur du Brésilien Kaka. Derrière Cristiano Ronaldo archi-favori du scrutin, ils sont une dizaine à prétendre à une place dans le trio final.  Revue d’effectif des principaux prétendants et pronostics:

 

 

Cristiano Ronaldo (POR/Manchester United) : 50%

Même lui le clame : « Je mérite ce Ballon d’or ». Le Portugais a accompli une année exceptionnelle avec Manchester United en réalisant le doublé Premier League-Ligue des Champions. Avec la bagatelle de 42 buts, toutes compétitions confondues, l’enfant de Madère a été le fer de lance d’une attaque mancunienne de feu avec Tevez et Rooney. Sa technique unique, ses dribbles, ses passements de jambe ont régalé Old Trafford. Oui, il est agaçant avec ses plongeons, ses coups de gueule, mais le Portugais est un artiste avec ses promesses et ses excès. Seul ombre au tableau de l’ancien joueur du Sporting, cet Euro complètement raté avec le Portugal.

 

Lionel Messi (ARG/Barcelone) : 20%

Le seul encore en course pour priver Ronaldo de son petit ballon doré. Joueur génial et déroutant, digne héritier de Maradona, Messi a pris le pouvoir cette année à Barcelone. Malgré les présences d’Henry, Etoo ou Xavi, c’est lui le patron technique des Blaugranas.  Le 25 janvier, il marque contre Getafe, le but de l’année en dribblant la moitié de l’équipe depuis le milieu de terrain. Les éloges et les comparaisons avec « El Pibe de Oro » pleuvent alors sur le petit argentin, proclamé star du football à 21 ans. Mais Lionel Messi est un joueur fragile.  Il a été longtemps  blessé et sans lui, Barcelone n’a pas été capable de gagner un seul trophée, cette saison.

 

Fernando Torres (ESP/Liverpool) : 15%

L’Espagne, Championne d’Europe, il était normal que l’un de ses plus illustres repentants soit présent sur le podium.  Et si Fernando Torres ne brigue pas la première place, c’est tout simplement parce que l’ancien de l’Atletico Madrid n’a pas survolé cet Euro, laissant le rôle du buteur au joueur de Valence, David Villa. Mais en inscrivant le but de la finale, Torres a prouvé qu’il pouvait répondre lors des grands rendez-vous.  A Liverpool, en une seule saison, il est déjà devenu le chouchou des supporters qui attendent plus qu’une chose de leur Espagnol. Une victoire en Premier League.

 

Iker Casillas (ESP/Real Madrid) : 5%

Champions d’Espagne avec le Real, champion d’Europe avec l’Espagne, Casillas est le seul joueur avec Ronaldo a présenté une feuille de résultats aussi performante cette année. Meilleur gardien de l’Euro, le Madrilène a réussit des performances incroyables dans le but du Real cette année derrière une défense gruyère. Mais Casillas est un gardien, ce qui est rédhibitoire pour le Ballon d’Or depuis le Russe Yachine en 1963.

 

Andreï Archavine (RUS/Zénith Saint Pétersbourg): 2%

La surprise de l’année ! Artisans du parcours du Zenith St-Petersbourg, vainqueur de l’UEFA après avoir éliminé Marseille et le Bayern, le meneur de jeu a conduit la Russie jusqu’en demi-finale contre toute attente. Auteur d’une énorme performance contre l’Espagne en quart, Archavine est la révélation européenne de l’année. Bloqué par son club encore une saison, Le Russe est déjà sur les tablettes des plus grands clubs européens qui attendent de voir son talent explosé en Ligue des Champions.

 

David Villa (ESP/Valence) : 2%

Meilleur buteur de l’Euro avec 4 buts, le joueur de Valence a enfin explosé aux yeux du grand public malgré des saisons prolifique en Liga.  Mais le buteur espagnol  a connu une année pourris avec Valence, au bord de la relégation cette saison.

 

Xavi (ESP/Barcelone): 1%

Le maitre à jouer du Barça et de l’Espagne est une pièce indispensable des deux équipes. Vif et technique, il donne le « la » sur le terrain et se révèle aussi être un leader moral au sein de ses coéquipiers.  Mais difficile d’exister au milieu de personnalité comme Messi, Henry, Eto’o  ou Torres et Fabregas.

 

Franck Ribéry (FRA/Bayern Munich) : 1%

Ribery a connu un été pourri : Un Euro manqué avec la France et une blessure contre l’Italie. Mais le Français a révolutionné le Bayern de Munich tant sur le terrain qu’en dehors. Élu meilleur joueur de la Bundesliga, le Nordiste est dorénavant un des plus grandes stars du football mondial.

 

Zlatan Ibrahimovic (SUE/Inter Milan) : 1%

Probablement le meilleur attaquant au monde avec cette combinaison puissance-technique sans égal dans le monde. Mais le Suédois est un monstre d’irrégularité et le faible niveau de l’équipe de Suède lui empêchent une reconnaissance plus étendue.

 

Michael Ballack (ALL/Chelsea) : 1%

Il y a deux façons de lire l’année du milieu allemande. Revenu à son meilleur niveau avec Chelsea, l’ancien joueur du Bayern a joué le titre en Premier League jusqu’à  la dernière journée et parvenu en finale de la Ligue des Champions contre Manchester. Avec  l’Allemagne, c’est aussi en finale que son parcours a été stoppé. Trois finale en une année, une sacré performance ! Mais trois finales perdues…

Par Guillaume Grob - Publié dans : FIFA - Communauté : Autour du Sport
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Mardi 25 novembre 2008

La Ligue des Champions entame sa dernière ligne droite avec les deux derniers tours de la phase de poules qui commencent demain. Si le destin de certaines équipes est déjà écrit, de nombreuses incertitudes demeurent pour la qualification pour les 8e et le reversement en coupe de l’UEFA.  Petit tour d‘horizon des chances françaises de qualification.

 

GROUPE A

1- Chelsea : 7 points (+3)

2- AS Rome : 6 points (+2)

3- Bordeaux : 6 points (-4)

4- CFR Cluj : 4 points (-1)

 

Un des groupes les plus ouverts puisque les quatre équipes peuvent encore se qualifier. Chelsea semblant au-dessus du lot et les Roumains de Cluj moins percutants, la seconde place devrait se jouer entre la Roma et les Girondins. La Roma aura l’avantage du calendrier en se déplaçant en Roumanie puis en recevant leur adversaire bordelais pour leur ultime sortie. Quoiqu’il arrive, Bordeaux ne devra pas perdre à Rome lors de la dernière journée s’il n’est pas obligé de gagner 3-0 pour reprendre l’avantage dans les confrontation direct. Pas facile

Pronostic : Chelsea (45%), Roma (25%), Bordeaux (20%), Cluj (10%)

 

 

GROUPE D

1- Atletico Madrid: 8 points (+4)

2- Liverpool : 8 points (+3)

3- Marseille : 3 points (-1)

4- PSV Eindhoven : 3 points (-6)

 

Pour Marseille, les carottes semblent bien cuites malgré leur redressement contre le PSV (3-0) qui les a remis en pole pour la qualification en UEFA. Pour les 8e de la Ligue des Champions, il faudra que l’OM réédite son exploit de l’année dernière à Anfield puis venir à bout de l’Atletico au Vélodrome dans un match qui sentira la poudre.  Mais les Marseillais devront compter aussi sur une grosse performance du PSV sur l’un des deux leaders de groupes afin d’accrocher la seconde place. Un scénario compliqué pour un Marseille pas forcement au top de sa forme en ce moment.

Pronostic : Liverpool (45%), Atletico (40%), Marseille (10%), PSV (5%)

 

 

GROUPE F

1- Lyon : 8 pts (+4)

2- Bayern Munich : 8 pts (+4)

3- Fiorentina : 3 pts (-3)

4- Steaua : 1 pt (-5)

Situation ultra-favorable pour Lyon et le Bayern qui n’ont besoin que d’un match nul sur les deux derniers matches pour assurer leur qualification. Les Lyonnais décimés par les blessures (Reveillère, Bodmer, Clerc, Pjanic, Grosso, Gassama,…) voudront assurer leur place en 8e place dès le déplacement à Florence. Mais en cas de mauvaise surprise contre les coéquipiers de Sébastien Frey, les Gones devront jouer un match couperet contre le Bayern à Gerland lors de la dernière journée.  Une tache qui pourrait s’avérer ardue en cas de contre performance du Bayern contre Bucarest. Mais la situation reste largement en faveur des Lyonnais.

Pronostic : Lyon (45%), Bayern Munich (45%), Fiorentina (10%), Steaua (0%)

 

Par Guillaume Grob - Publié dans : Europe - Communauté : Autour du Sport
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Dimanche 23 novembre 2008

Mais que se passe-t-il au PSG ? Club français le plus moqué depuis de nombreuses saisons, la formation entrainée par Paul Le Guen vient de réaliser un fabuleux triptyque en venant à bout des trois meilleures équipes françaises du moment, Bordeaux, Marseille et Lyon. Une performance que seule Toulouse avait réussie, la saison dernière. On se souvient de cette victoire estivale contre des Bordelais archi-dominateurs (1-0). On se rappelle qu’il y a deux semaines, les Parisiens s’étaient imposés au Vélodrome (4-2) profitant du sabordage des Marseillais qui menaient au score à trente minutes de la fin. Mais hier, les Parisiens ont fait taire les critiques sur ces victoires de prestige en battant l’ogre lyonnais avec la manière et du jeu (1-0).

Ceux qui seraient partis de long mois depuis les ultimes matches de la dernière saison n’y comprendraient rien car ce PSG est là, "il est terrible". Évidemment, le repositionnent de Giuly en soutien de Hoarau a été le coup de maitre de Le Guen. L’ancien Lyonnais n’a plus les ressources physiques pour jouer à l’aile. Mais dans l’axe, Giuly a moins d’efforts à produire et son expérience et sa vista rendent son association avec le monumental Hoarau aussi efficace que complémentaire. L’ancien Havrais reste l’atout offensif principal du PSG avec un jeu de tête sans égal en L1 et d’une utilité diabolique sur les phases défensives. Le recrutement de Hoarau et Giuly ajoutés à ceux de Sésségnon et Makélélé sont la grande réussite du PSG cette année. Car la cellule de recrutement du PSG a souvent fait les choux gras du microcosme footballistique avec ces choix étonnants (Souza et Everton pour ne citer qu’eux).  Mais cette saison, les quatre recrues du mercato ne sont pas loin d’être les meilleurs joueurs du PSG de ce début de saison.

Mais le plus incroyable au PSG cette année, c'est le niveau des joueurs de la saison dernière. Landreau réalise un début de championnat solide et a arrêté de se marquer un but par match. Ceara a enfin réglé ses errements défensifs tout en conservant son impact offensif.  Camara et Armand ont gommé leurs approximations de la saison dernière et Clément a gagné en justesse technique. Seul Rothen est encore un ton en-dessous. Mais l’ancien Troyen a longtemps porté son équipe et ses prestations sont d'être catastrophiques.

Et Le Guen dans tout ça ? L’entraineur breton fait du Le Guen : Que Paris gagne ou perde, l’ancien milieu Parisien ne se sépare pas de son stoïcisme légendaire. Mais en privé, Le Guen doit boire du petit lait avec une paille, les sucres et tout le tralala. Peu de gens ont manifesté un soutien publique au coach du PSG à la fin de la dernière saison. Personne à Paris ne le voyait continuer à la tête de l’équipe. C’était sans compter avec le soutien du « réel» président du PSG, Sébastien Bazin, directeur de Colony Capital. Contre la volonté de son président délégué, Charles Villeneuves, Bazin a renouvelé par deux fois sa confiance au technicien breton (au mercato et avant le match contre l’OM) . Le Guen a vu la houppette de Deschamps se rapprocher du Camp des Loges. Mais le captaine des Bleus en 1998 continue de participer aux Grosses têtes sur Canal + et Le Guen est enfin l’homme fort du club de la capitale.

Alors que penser de ce PSG 2008/2009 ? L’équipe manque de régularité et de constance et la confiance de l’équipe reste encore fragile. Le PSG est une équipe qui a réussi à se couler toute seule de nombreuses fois quand ce n’est pas les éléments extérieurs (supporters, actionnaires,…) qui s’en chargeaient. On n’a donc aucune certitude sur l’environnement du PSG toujours aussi imaginatif quand il faut se faire remarquer. Visé le trio de tête du championnat est peut-être encore un peu tôt pour une équipe en reconstruction.  On attend plus le PSG entre la 4e et la 8e place dans une optique optimiste.  Avec autant de talents aux caractères aussi imprévisibles, Paris possède clairement une équipe de coups et de coupe. Coupe de France ou coupe de la Ligue pour des compétions que les Parisiens affectionnent. Voire l’UEFA qui a connu de nombreux vainqueurs surprises ces dernières années.

Je mettrai donc une petite piecette pour une 5e place, une coupe de ligue et une demi-finale d’UEFA. Une grande saison en somme…

Par Guillaume Grob - Publié dans : Ligue 1 - Communauté : Autour du Sport
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Vendredi 21 novembre 2008

Classement après la 14e journée :

1    Lyon : 33 pts

2    Marseille : 26 pts

3    Rennes : 25 pts

4    Nice : 25 pts

5    Toulouse : 25 pts

6    Bordeaux : 24 pts

7    Lille : 23 pts

 

 

Évidemment, quand on lit ce classement, il est difficile de céder à l’optimiste. Lyon, leader avec sept points d’avance, on a connu mieux en terme de suspens. Pourtant, il existe quelques éléments qui peuvent inverser la balance de ce championnat 2008/2009.

 

1/ La « Benzema dépendance » de Lyon.

Avec déjà 9 buts au compteur, Benzema est plus que jamais l’arme fatale de l’Olympique Lyonnais. Le jeune attaquant rhodanien est impliqué dans plus de 60% des buts de son équipe. Ni Fred, intermittent du football, ni Piquionne qui ne joue quasiment plus, ne sont venus remettre en cause le leadership du goléador lyonnais. Le problème est là : que se passera-t-il si Benzema se blesse ? Le natif de Lyon joue tous les matches de son équipe depuis deux ans plus ceux de l’équipe de France. Un marathon que son corps lui fera payer un jour ou l’autre. Une blessure de Benzema ? Un cauchemar pour le président Aulas, une aubaine pour les rivaux des champions de France.

 

2/ Un effectif lyonnais moins talentueux que les dernières saisons

Jean-Michel Aulas a beau répéter chaque année que son équipe est la plus forte de l’histoire du club, il est clair que les mercatos lyonnais n’ont pas toujours la même valeur. Ben Arfa parti, l’aile gauche est orpheline d’un vrai spécialiste que n’est ni Pjanic, ni Ederson, les deux solutions de Puel à ce poste. C’est donc Benzema qui s’y colle avec toute l’allégresse qu’on lui connaît. Cleber Anderson et Squillaci ont été remplacés par le seul Mensah qui n’a quasiment joué cette saison qu’en….latéral gauche.  Loic Rémy a été bien vendu mais Keita n’est toujours pas une solution performante pour remplacer Govou à droite. Si Lloris a parfaitement pris la place de Coupet dans le but, son influence ne peut pas encore rivaliser avec le charisme que dégageait le néo-Sévillan dans le groupe lyonnais. Clerc blessé pour de longue semaine, Grosso toujours aussi faible défensivement, les deux couloirs rhodaniens sont couverts par le pauvre Reveillère qui assure tantôt à droite, tantôt à gauche. Enfin, Ederson avait été recruté pour remplacer Juninho qui réalise un début de saison épatant. L’ancien Niçois ronge donc son frein à tous les autres postes du milieu. On se rend compte que l’effectif lyonnais est donc assez déséquilbré avec une pénurie de latéraux mais quatre défenseurs centraux titularisables, une dizaine de milieux, mais aucun spécialiste du couloir gauche et aucun remplaçant potable pour Benzema. Autant dire que la moindre blessure peut engendrer des complications très importantes (comme celle de Grosso au mois de septembre).

 

3/ La gestion du calendrier

C’est un problème bien français. Chaque année, les clubs se battent pour participer à la coupe d’Europe mais lorsque le calendrier s’accélère, on crie aux cadences infernales. Il est vrai que les clubs français n’ont pas les effectifs de leurs homologues européens et qu’il est difficile pour eux d’être compétitifs sur deux tableaux (les Monégasques en 2003 s’en souviennent encore). Néanmoins, les trois representants français ont joué le jeu cette année, avec des fortunes diverses puisque Lyon est quasiment qualifié, Marseille quasiment éliminé et Bordeaux en ballotage. Puisque chaque année Lyon se qualifie pour la 2e phase tout en régnant sur le championnat, le problème ne semble pas insurmontable pour les Gones. Sauf que cette saison, les Lyonnais ont deux sérieux adversaires en championnat. Dans leur septennat victorieux, Lyon n’a jamais eu d’une saison à l’autre, le même rival. Bordelais et Marseillais sont encore dans les pas des Lyonnais cette saison après leur lutte, l’année dernière.  Même si ces derniers ont encore un matelas de points confortable. Les Gones ne pourront relâcher leur effort et gérer l’enchainement des matches face à des Marseillais au calendrier déjà dégagé (plus de coupe de la Ligue et probablement plus de Ligue des champions) et des Bordelais bien décidés à faire tomber l’ogre lyonnais.

 

4/ Le retour des grosses écuries

Pour la première fois depuis bien longtemps, la saison de football se jouera sans la défaillance de l’un des trois grands clubs (Marseille, Lyon, PSG). Si on y ajoute les Bordelais, cela fait quatre grosses écuries de L1 aux avant-postes. Longtemps, Lyon a profité des défaillances de ces rivaux historiques (cette année, Monaco et St-Etienne).  La place de premier opposant était occupée par un club de moyenne envergure (Lille, Nancy, Toulouse). Si ces trois équipes méritaient largement leur place sur le terrain, il faut tout de même remarquer que c’était souvent la première fois de l’histoire du club qu’ils se battaient pour des places aussi importantes. La gestion de cette nouvelle pression se faisait au jour le jour et les dirigeants préféraient s’enorgueillir et se contenter de leur place du moment plutôt que d’ambitionner d’aller chasser le Lyon. Avec le retour des ténors, Lyon doit faire avec des adversaires beaucoup plus ambitieux qui n’ont pas caché leur rêve de voir tomber la formation de Puel.

 

5/ Les cas Ben Arfa et Gourcuff

Depuis des années, Lyon a l’habitude d’attirer les meilleurs joueurs de L1 dans ses griffes. Tactique doublement avantageuse permettant de se renforcer autant que d’affaiblir d’éventuels concurents.  Mais cette saison, Aulas a probablement manqué de jugeote sur deux dossiers.

En laissant partir Ben Arfa à Marseille pour une somme qui a fait bondir les supporters Lyonnais (11M alors que Nasri a été vendu 19M à Arsenal), Aulas s’est fourvoyé. Car s’il pensait se débarrasser d’un joueur connu pour ses excès de caractère et qui ne faisait pas l’unanimité dans le vestiaire rhodanien, JMJ a surtout renforcé un concurent direct avec l’un des joyaux du football français. Résultat, Ben Arfa brille à Marseille qui lui pardonne ses excès tant qu’il marque et fait marquer. De son coté, les Lyonnais n’ont toujours pas trouvé de remplaçant au Marseillais.

Le deuxième dossier est celui du Milanais, Yohan Gourcuff. Après une saison mitigée au Milan, le fils de Christian Gourcuff souhaitait rentrer en France. Le PSG tenta une première approche, vite balayée par la famille Gourcuff, inquiète du manque de stabilité du club parisien. Pour l’ancien Rennais, il était inconcevable de revenir dans un club de seconde zone. Marseille sur Ben Arfa, il restait Lyon et Bordeaux. Avant d’engager le Milanais, les Lyonnais devaient alléger leur contingent impressionnant de milieux. De plus, Lyon avait déjà payé 30M d’euros pour Ederson et Pjanic. Deux transferts concluent un peu hâtivement quand on voit le rendement des deux joueurs. Pjanic a été payé 13M à Metz alors que pour la vente de Gourcuff, le Milan demandait 15M. Si à l’époque personne ne se doutait de l’envol du jeune Rennais, le pari n’était pas si périlleux. A force de tâtonner, Gourcuff se tourna vers Bordeaux qui obtint le prêt du milieu breton avec une option d’achat de 15M. Aujourd’hui, Pjanic a disparu de la circulation alors que Gourcuff enchante la France entière. 

Ben Arfa et Gourcuff sont des joueurs de talent. Ceux qui font basculer un match fermé ou qui se surpasse dans les grands moments. Ce genre de joueurs qui manquait aux rivaux des Lyonnais ces dernières années. Avec eux, Marseille et Bordeaux se mettent à rêver.

Par Guillaume G - Publié dans : Ligue 1 - Communauté : Autour du Sport
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Vendredi 21 novembre 2008

Après plus de trois mois de compétition, la L1 livre ses premiers enseignements. Le marché des transferts français a été plutôt animé cette année et les satisfactions sont aussi nombreuses que les déceptions. Voici donc une première ébauche d’une équipe type formée des bonnes surprises du Mercato 2008.

 

Lloris

 

Simic  -  Mangane  -  Bocanegra

 

Sessegnon  -  Makoun

 

Remy  -  Gourcuff  -  Ben Arfa

 

Savidan  -  Hoarau

 

 

 

Lloris (de Nice à Lyon)

Prendre la succession du mythe Gregory Coupet à Lyon était une mission ardue. Mais l’ancien Niçois l’a rempli avec brio, enchainant les prestations solides au sein d’une défense rhodanienne pas toujours sereine.

 

Simic (du Milan AC à Monaco)

Si les Monégasques peinent dans ce début de saison, ils ne peuvent s’en prendre à leur recrue croate. Leader de la défense de la Principauté, il a évité bien des déroutes cette saison aux joueurs du Rocher.

 

Mangane (de Lens à Rennes)

Comme tous ses camarades, le Sénégalais a connu un début de saison compliqué. Mais depuis quelques semaines, Lacombe a trouvé la bonne formule, et l’ancien Lensois brille dans l’axe de la défense bretonne.

 

Bocanegra (de Fulham à Rennes)

C’est la très bonne surprise de ce début de saison coté Rennais. Après cinq saisons en Premier League, l’Américain s’est imposé coté gauche avec son style énergique, ses tacles puissants et ses montées ravageuses. 

 

Sessegnon (du Mans au PSG)

Réussir au PSG est déjà un exploit en soi. Le Béninois l’a fait avec panache à l’image de son but contre Sochaux. Indispensable titulaire de Paul le Guen, Sessegnon marche déjà dans les pas d’un autre ex-grand milieu Africain de L1, le Ghanéen Michael Essien.

 

Makoun (de Lille à Lyon)

Arrivée dans les valises de Puel à Lyon, Jean II Makoun s’est vite imposé dans le milieu des champions de France aux cotés de Toulalan et Juninho. Moins en forme au mois d’octobre, le Camerounais apporte au milieu, cette puissance physique qui faisait défaut aux Gones.

 

Remy (de Lyon à Nice)

Prêté l’année dernière à Lens ou il s’est révélé, le jeune lyonnais a confirmé son potentiel cette saison dans une équipe de Nice décimée par les départs. Déjà auteur de 6 buts en 12 matches, le Niçois tape aux portes de l’équipe de France.

 

Gourcuff (du Milan AC à Bordeaux)

La star de ce début de saison ! Le fils du coach lorientais, Christian Gourcuff épate après une saison blanche au Milan. A la baguette d’une équipe bordelaise ambitieuse, l’ancien Rennais ne cesse de repousser les limites de son talent. Même l’équipe de France a été victime de la tornade Gourcuff.

 

Ben Arfa (de Lyon à Marseille)

Et si l’enfant terrible du foot français avait enfin trouvé un terrain propice à son talent ? Auteur de gestes de grande classe, l’ancien Lyonnais a déjà enflammé le Vélodrome. Mais son caractère lui a déjà couté une amende de la part du club après le match contre le PSG. Du Ben Arfa pur et dur.

 

Savidan (de Valenciennes à Caen)

Refusé par tous les ténors du championnat au mercato, malgré un prix raisonnable (4 M d’euros), Savidan est finalement allé faire les beaux jours d’une équipe de Caen, ravie du cadeau. Depuis, les grands clubs tentent de récupérer celui que Eric Gerets appelle « le tueur de surface ».

 

Hoarau (du Havre au PSG)

Meilleur buteur de L2, la saison dernière, le Havrais était attendu comme le Messie pour remplacer l’idole du Parc, le Portugais Pauleta. Huit buts plus tard, le Réunionnais s’est déjà mis le Parc dans la poche, notamment après un doublé au Velodrome pour une victoire dans le Classico (4-2).

Par Guillaume Grob - Publié dans : Ligue 1 - Communauté : Autour du Sport
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